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09.12.2007

Dans le marathonium de Firenze

Ce récit est la simple histoire d'un homme qui décide par une journée pluvieuse de Mars de courir un marathon.

Il rêve de courir plus vite, il rêve de courir comme il n'a jamais couru.

Il ne souhaite pas se retourner sur son passé, il souhaite courir là ou il n'as jamais couru.

Il étudie des parcours, des dénivellés, des climats, s'informe sur moultes détails, finalement se décide pour une course dans une cité mythique.

Et puis il fait chaud nous sommes au mois d'août, l'homme est maintenant face à lui-même, il doit éclaircir son objectif,
le résultat de ses calculs théoriques pour cette épreuve lui indique 3H23'56"...

Maintenant, il cherche un plan d'entrainement...il le souhaite long, pour se rassurer, pour avoir le sentiment de faire quelque chose de grand...
Il souffre, il boite, il souffle, il prend la mesure de son coeur, il se concentre sur sa foulée,sur son allure, s'interesse au détail de sa nutrition,
puis commence à battre ses propres records...il est de plus en plus confiant.

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C'est un dimanche de Novembre, il se réveil dans une chambre d'hôtel.Dehors les premières lueurs de l'aube ne sont pas encore apparut.
A ces côtés son épouse à demi évéillée l'embrasse et se rendort.

Il partage son petit-déjeuner avec un marathonien dans la salle de l'hôtel.

Il avale des "flap jack cake buttercup-backery", des cafés, des tranches de pain de campagne, du miel et des jus de fruit.

Il est repus, avec ce qu'il a ingurgité la veille aucun soucis côté réserve de glycogène.

Il ne se sent pas stressés.

6H10, il sors dehors prendre la température, il fait 8/10° temps nuageux pas de pluie pour l'instant.

6H12, douche pour bien hydrater son organisme, puis il s'habille d'un short, du débardeur préparé de la veille avec le dossard qui intègre la puce,
et d'un pull...il se masse au niveau des articulations.Un détail l'interpelle, pourquoi la puce est sur son côté droit ?
En italien la gauche c'est "sinistra"...et bien justement il ne veut pas d'un marathon sinistre...il veut un marathon qui se termine bien.

7H20 Départ avec Bianco de l'hotel, 1500 m après nous sommes au niveau des navettes qui vont nous amener sur la zone de départ,
la Place de Michelangiolo.

7h35 Arrivé au niveau des consignes de nos sacs...soudain un italien me demande de l'eau...en contre partie je lui demande si le temps va tournée à la pluie...
il pense que non.

7H45 Je masse mes muscles avec un gel chauffant...j'en file à Bianco.

7H45 Départ dans la navette.
8H00 Nous sommes sur la zone de départ.Photos avec les autres CLM...malgré les sourires la tension intérieure de chacun d'entre nous devient presque palpable.
9H00 Je suis dans mon sas ( 3H00-3H30 ), j'ai répéré les meneurs d'allures sur 3H30 et 3H15.
Par rapport à mes précédents marathons,je n'ai jamais été aussi proche de la ligne de départ.
A coté de moi LeNoeuxois il espère faire autour des 3H20...mais m'indique que sur la fin de course il faibli à chaque fois.
Peu importe, je me concentre, je ne suis pas seul, soudain je suis multiple, avec les meneurs d'allure et LeNoeuxois
dans cet espace mouvant l'objectif est à porté. S'appuyer à tous pris sur les temps chronométriques des autres coureurs voilà une des clefs...
9H16 Toujours pas parti. Pose pipi, je reprends ma place.
9H20 Top départ...en quelques secondes j'ai franchi la ligne de départ...génial.
La course s'emballe, comme à chaque fois, ma seule apréhension est d'aller... trop vite, je souhaite rapidement trouver mon allure,
Les meneurs d'allure du 3H15 sont à environ 200 mètres devant moi.
Longue descente, durant plusieurs minutes je cours sur les cotés pour éviter d'être trop freiné par la foule.
La vue est sympathique, on surplombe Florence...
4 eme Km, j'ingurgite un premier gel
9H43 Passage du 5 km,premier ravitaillement je suis dans le bon rythme, bonne sensation, je suis juste un peu inquiet de courir un marathon aussi vite...
j'évacue rapidement cette idée en pensant à ma future perfomance.

10H07 Depuis quelques kilomètres, la descente c'est finie, du plat, j'essai de gérer pour être le plus régulier possible, et de conserver mon allure
tout va bien,devant moi j'apercois toujours le corsair de LeNoeuxois, ainsi que les meneurs d'allures des 3H15.

10H20 13 km je suis côte à côte avec LeNoeuxois, j'ai du accélerer, il faut que je me calme piano, piano...
on échange quelques mots puis on se sépare.

10H30 15 km je viens de passer un pont avec un orchestre d'environ 30 musiciens...mon allure est régulière.
J'entend l'encouragement de Delphine qui cri allez Eric, allez les CLMs...super...

10H58 Semi...a que c'est bon d'entendre ces bips-bips...je suis pile poil dans mon timing,
si je gère et reste sur ce rythme je me prend à rever que je peut passer le marathon en 3H16-3H17...
Quelques centaines de mètre plus loin j'entends "Mi amor ti amo"...Je prend un second gel...

11H15 UN coureur fait demi tour et cherche sa puce qui c'est détacher de son dossard...je palpe je l'ai toujours..tiens
j'ai deux énormes marque de sang au niveaux des tétons...

11H17 25 km j'ai la pêche, dans la ville il y a plus de spectateur et d'encouragement, cela interragi sur ma perf j'ai du accelerer.

11H40 30 km plus que 12...je fait un rapide calcul mental 2H20 de course plus 12 km de course à la même allure soit 56', je doit pouvoir
passer autour des 3H17...même si cela me rend euphorique et me boost,inconsciement cela me parait irréaliste...

12H05 35 km Les meneurs d'allure des 3H15 on disparu comme par enchantement de ma vue...
je vois de plus en plus de coureur marcher, je ne les encourage pas, je me concentre sur ma foulée, ma respiration,
depuis le 30 eme kilomètre, j'ai quitté les pavés pour me trouver dans un grand parc boisé...assez désert,
je commence à faiblir tout doucement, je prends mon dernier gel, l'euphorie de passer en 3H17 c'est soudain estompée,
le marathon bascule de l'enthousiasme naïf vers une gestion à l'économie de tous mes gestes...
l'expèrience de mes 5 derniers Marathons me sert,tenir au plus proche de l'allure coûte que côute...

37 km Un marathonien sur un poste de secours est allongé dans une espèce de coquille, je crois qu'il est sous perfusion...

39 km Un marathonien vomis en se tenant sur une barrière...puis s'assoit sur le sol.

Bref que des "bons truc pour le mental"

12H32 40 km J'ai beau m'accrocher mentalement inéxorablement, les pas sont plus lourd, la respiration plus difficile,
le souffle est court, si je m'arrète, je ne repars pas, vite chasser cette idée...il ne reste plus que 2195 mètres
une broutille...

La foule est à nouveau présente, les pavés aussi sa tournicote à droite, à gauche ...
Je percois des coureurs avec des couvertures de survie et des médailles à leur coup...
Il n'y a plus de temps, plus d'espace, juste une ligne à franchir,juste un dernier effort..

41 km La ligne se rapproche, j'accelère, je trouve des ressources je ne sais comment, j'allonge la foulée,
je suis en osmose avec l'air et le sol...la foule le temps...
Je percois un tapis rouge je vois le chrono d'arrivée horloge 3H24'35", je fonce et passe en 3H24'50".



Je viens de passer la ligne, je suis dans le cirage, un marathonien couvert d'une couverture de survie me parle en français,
j'ai l'impression qu'il me connaît,impossible de mettre un nom sur son visage,il me donne de l'eau...je me dirige vers les ravitaillements.

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Danielle est là, baisers au travers de la grille...


En recevant mon temps puce en 3H23'46" j'amèliore ma performance de 7'7" et à 10" près je touche mon objectif théorique que j'avais calculé
14 semaines auparavant...

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Remerciement:
J'ai axé ce récit plus comme un voyage intérieur, une épreuve à la fois pour et contre soi.
Ceci écrit je tiens à préciser que l'environnement et l'ambiance ainsi que toutes les personnes qui m'ont entouré de prés ou de loin
ne sont pas étrangère à ma performance, qui quelques part est aussi un peu la leur et que je leur dédie.

Je tiens tous d'abord à remercier ma femme qui m'a soutenue, mes parents qui m'ont pris en charge mes deux fils, "cagouille41" pour son
aide à un moment décisif,notre Madone,"La-tortue" véritable architecte des rencontres avec tous les CLM et nous étions fort nombreux...
"pconvert" décontracté et perspicace,"mounir" l'homme au coeur d'or sans oublié "mounirette", "lecousin et lacousine", "LeNoeuxois"
qui m'a permis de régler mon allure sur les premiers kilomètres,Delphine qui m'a encouragée, "Palmito" pour
ses majorettes et "Zyend" pour sa superbe perfomance. Je n'oublie pas non plus Bianco avec qui j'ai eu plaisir d'échanger durant nos petits déjeuners
nos expériences réciproques de la course à pied.

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Commentaires

Et bien bravo pour cette nouvelle performance, toujours aussi dur les derniers km.... mais quel plaisir de franchir la ligne.

Ecrit par : Airv44 | 15.12.2007

Tout mes meilleurs Voeux pour 2008

Ecrit par : Alain | 01.01.2008

Tres beua recit, ca file des frissons :D

Ecrit par : Miaou | 05.01.2008