04.08.2008

Marathon de Boston ou Valence ?

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Avec un temps de 3H23 au Marathon de Firenze Novembre 2007, un autre de 3H20 au Marathon de Madrid Avril 2008, j'ai appris que j'étais doublement "qualifiable" pour le marathon de Boston en 2009 vu ma catégorie d'âge.
Les marathons de Firenze et Madrid sont reconnus par les organisateurs du Marathon de Boston car faisant partie de l'AIMS
Cela ne semble pas être le cas de certains Marathons Français ( Paris, Reims, Toulouse...) ? alors que la Rochelle et Nice-Cannes sont dans la liste.
Etre qualifié, signifie aller à Boston en évitant de passer par un tour opérateur et en ayant la possibilité de réaliser quelques économies.
Le Marathon de Boston est mythique par son ambiance et son histoire.
C'est le plus vieux marathon au monde, la première édition a commencée en 1897.
Le Marathon de Boston fait partie d'un des 5 WorldMarathon Majors.
Dés lors je me pose la question suivante, vaut-il mieux que j'aille courir le Marathon "soleil" de Valence ou courir celui "mythique" de Boston ?

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21.07.2008

Madrid 2008: Authentique surprise

26 Avril 2008 Veille du marathon :

8H00
J'aime bien réaliser ce dernier footing d'avant course qui me permet de jauger mon état physique et de me
familiariser à la ville. Air sec, la température frôle les 19°.
Mon parcours de quelques kilomètres me confirme que la capitale est vallonnée.
Bien qu'avertis je suis surpris par ces pentes et cela m'inquiète pour demain.
Point positif le ciel est très bleu aucune de trace nuage et de pollution.

12H00
Au Marathon Expo situé dans Casa de Campo je récupère puce et dossard dont je découvre par la même
occasion le numéro : 2505. Aucun certificat médical demandé.
Un T-shirt technique est offert avec porte-clef portant le logo du Marathon.

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12H45
Premier contact avec Bikila, nous craignons la chaleur et les côtes.
Nous tombons d'accord pour ne pas battre de record et ne pas porter le fameux Corsaire CLM qui semble bien chaud sous ce climat. Séquence photo.

14H10
Pasta Party nous avons droits à une unique assiette de pâte mais les boissons à volonté dans une ambiance conviviale.

19H00
Bien que je n'aime guère "tronçonner" une course, pour mon 7eme marathon ma stratégie se résume à courir jusqu'au 30eme km à 4'38" au kilo.
Dans cette 1er partie le relief semble être favorable, je souhaite en faire un atout, bénéficier de la température qui sera encore "acceptable" et espère avoir ainsi une réserve de temps suffisante pour passer en 3H30.
Après tous ce que j'ai lu sur ce marathon, il m'est difficile de prévoir un temps sur ce parcours ou forcément les repères sont modifiés.
3H23 (mon meilleur temps) + 3% cela me laisse une bien faible marge pour atteindre les 3H30.
Une faible marge bien irréaliste, cependant je tiens à conserver une de mes rares balise : mon allure.
Je ferais un point de situation vers le 32 km.


27 Avril 2008 Jour du 31º Maratón de Madrid :


05H45
Réveil, j'ai bien dormi. Je commence par une bonne douche, m'hydrater est une obsession.

06H30
C'est la première fois que je prends un petit déjeuner aussi tard avant marathon, impossible de négocier plus tôt avec l'hôtel. Miel, yaourt, thé, 2 tranches de pains griller, un petit pain, une salade de fruit et un "flap jack cake buttercup-backery".

07H10
Direction le métro. Même chaleur qu'hier, l'avantage c'est qu'il est inutile de s'encombrer de poncho en sac plastique ou de vieux pull.
Devant la bouche de métro, je me rends compte que j'ai oublié plan du métro et nom de la station de destination comme ci inconsciemment je n'avais pas envie de courir.
Je rencontre un espagnol c'est là son 1er marathon. Il n'est pas, vraiment pas dans son assiette. Livide,il se mord les lèvres. Il souhaite passer en 4H30. Il me fais peur, j'essaie de le rassurer.
Je lui demande s'il y a des lièvres en faisant des mimiques de lapin. Si si il y a des "globos" (ballon).

08H00
J'arrive dans la zone de départ. Je donne mes affaires personnelles dans le sac préparé par l'organisation.
Comme à Berlin et Florence.
Je me dirige doucement vers la ligne de départ en dégustant tranquillement ma boisson d'attente.
L'unique sas est destiné aux dossards de 0 à 200. Pas pour moi, je suis déjà trop vieux pour être dans l'élite ;-)).
La zone n'est pas fermée, accompagnateurs, amis et familles sont présents.
Des paras se réceptionnent à quelques mètres. Une escadrille nous survole avec des fumigènes aux couleurs du drapeau espagnol. C'est la fête.
Tape sur l'épaule, surprise je retrouve Joël un coureur chevronné qui habite à 5km de chez moi. On échange quelques mots, prudent, il espère réaliser autour des 3H37.
Les fameux "globos" prennent positions. Ils ont tous la même couleurs bleu avec écrit dessus les temps respectifs. Un 1er ballon s'échappe dans le ciel il est marqué 3H30. Dommage.

09H00
C'est le départ, ponctuel les espagnols.
Ça commence par une légère descente sur 500-700 mètres suivit par un léger faut plat montant.
Maintenant je suis décontracté, je passe les 2 premiers kilomètres en 9' petit à petit l'ambiance, la température autour des 20° font que je rentre véritablement dans la course.

09H22
Déjà le 5eme Km je suis légèrement en "avance" sur mon plan de course premier ravitaillement je me saisis de 2 petites bouteilles d'eau.
Durant tout le parcours les ravitaillements en eau sera distribué par petites bouteilles.

09H44
10eme Km, ravitaillement, je saisis à nouveaux 2 bouteilles, ça monte puis descend légèrement tout en relance. J'ai plus de 2 minutes d'avance sur mon timing, j'ai l'impression que le kilomètre ne fait que 900m je ne me pose guerre de question sur cette bonne sensation, je pense déjà à me protéger du soleil en courant à l'ombre, d'ailleurs Madrid est très agréable l'omniprésence de la végétation génère une certaine fraicheur.
Premier groupe important de supporter.

09H52
Je prends une "duchas" comme à chaque fois sur sol trempée mes running patinent.

10H01
Autour du 14eme Km, une côte de plus d'un km casse mon rythme. Cela m'alarme, pourvut que les côtes
suivantes ne soient pas de cette difficulté.
15eme km ravitaillement en eau, déjà des boissons isotoniques sont proposées dans des gobelets.

10H12
16eme km clameurs extraordinaires de la foule ( Madrid Ciudad Aspirante au JO de 2016 )...putain on se croirait à l'arrivée du marathon...Muy Bueno chico, Animo, Campéones...fusent de tous les cotés...Orchestre...
allez ça mérite un petit bonus, je prends un gel . 18eme km re-"duchas"

10H30
Déjà le 20eme km maintenant j'ai plus de 3' d'avance sur mon timing. Ravitaillement en eau, une bénévole me tend sa main, j'attrape la vaseline et en enduit mes tétons qui commencent à saigner. C'est une des caractéristiques de ce marathon. On propose fréquemment de la vaseline aux coureurs durant tous le parcours.

10H34
Je passe le semi. J'ai carrément 4' d'avance je dois chatouiller mon record sur cette distance, je ne ressens aucune fatigue particulière. Dorénavant des bénévoles en rollers munis de bombe "anti-crampes" vont sillonner le parcours en proposant leurs services, certains coureurs sans s'arrêter demande une action de ces personnages jaunes fluos qui agissent promptement. 23eme km "duchas".

10H53
25eme km Ravitaillement, maintenant j'ai carrément 5' d'avance sur mon timing au loin j'entends des clameurs, un virage et surprise un sacré raidillon d'environ 500-600 mètres, tout autour de cette ligne une foule imposante ovationne les "corredores".
28eme km "duchas". J'entends crier el zorro, el zorro un coureur déguisé me dépasse, devant moi je perçois un ballon bleu surement celui des 3H15.
Ça descend je déroule, je déroule, incroyable toujours la pèche, je pense à mes 2 courses préparatoires ...

11H16
Je me surprends à passer le 30eme km, la température monte doucement mais reste supportable, il doit faire 24°. J'avale un second gel, 33eme km "duchas", le ballon des 3H15 est lâché, dommage un repère de moins, je me demande si ce n'est pas volontaire, le lièvre a peut-être craqué.

11H42
Je passe le 35eme, je commence à ressentir la fatigue, je me jette sur l'eau, ingurgite une bouteille de powerade, une rare féminine de ce parcours me dépasse, rapide calcul si je passe les 7195m en moins de 41' je bats mon record sur marathon, je sens que c'est possible et cela me dope littéralement.
Mais j'ai du mal à croire que sur un marathon avec ce type de relief je puisse battre mon propre record, je recalcule encore 2 fois puis vers le 36eme km ça commence à grimper fort, la foule est à nouveau présente avec ses cris, ses vivats et ses chants.
Des coureurs marchent, je ne voit plus d'ombre, je cours dans la lumière, dans la sueur et la soif, je sens que je ralentis, je peine, je me concentre sur ma foulée, sur mon souffle, sur la ligne en pointillée bleu, je m'asperge d'eau, maintenant la côte est longue mais plus régulière,moins cassante, je vais l'avoir, je vais l'avoir, pour conserver le rythme il faut une bonne motivation et pas mal d'abnégation...
38eme km toujours cette côte, à la "duchas" quel régal les amis.

12H10
40eme km ravitaillement je m'asperge à nouveau, mais elle ne va pas s'arrêter cette p..de côte...elle est en train de "bouffer" progressivement mon avance.
41eme km un coureur entouré de bénévoles est allongé au sol problème cardiaque, hypoglycémie, hyperthermie sévère ?
Ça monte encore mais j'aperçois le sommet, ça y est je le passe, inconsciemment je me relâche et essai de récupérer, ça sent bon l'arrivée, superbe descente dans le parc Retiro, je veux accélérer, faire un sprint final, je n'y arrive pas, alors je déroule du mieux possible au milieu de cette foule passionnée et exubérante je passe un nombre incalculable d'arche ventant des sponsors.
Je découvre enfin le chrono officiel et libérateur : 3H21.
Je viens de battre mon record sur Marathon de plus de 2 minutes.
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Une fois l'arrivée franchie

On me donne un plastique faisant office de couverture de survie, je reprends mes esprits, curieusement je suis beaucoup moins éprouvé qu'à mon arrivée à Florence.
Je m'allonge sur le sol, les pieds en hauteur contre un arbre.

Derrière les grilles, je perçois Danielle et mon fiston Bertrand un petit coucou, je passe par le stand pastèque, et surtout bière, je récupère facilement mon sac, puis une énorme médaille à poser sur un petit chevalet m'est remise en main propre.

Après avoir retrouvé Danielle et mon fils, je fais une longue pause dans ce parc très agréable, dans lequel je savoure une nouvelle bière .
Puis en nous dirigeant vers un restaurant nous franchissons à nouveau cette longue côte des 41 km.
Il est 14H52. Un thermomètre géant indique 29° dans 8' la course est officiellement close, je perçois 3 coureurs "poussés" par l'ensemble des bénévoles en rollers.
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Un attroupement spontané se crée pour les applaudir. 500 mètres derrière je garde en mémoire l'image pathétique de cette jeune femme courageuse qui espère obtenir sa médaille. J'ai mal pour elle.

Epilogue :

Je qualifierai ce marathon de globalement roulant dans les 3/4 de la première partie.
L'ambiance très chaleureuse, le parcours bien rythmé , l'on ne s'ennuie pas une seconde.
Malgré des lièvres peu fiables, l'organisation est parfaite en termes de ravitaillement et d'efficacité sanitaire avec ces 143 interventions médicales dont 2 arrêts cardiaques heureusement bien traitées à l'aide de défibrillateurs.
Bref un marathon exigeant avec 7739 arrivants classés sur 13000 participants annoncés.
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09.12.2007

Dans le marathonium de Firenze

Ce récit est la simple histoire d'un homme qui décide par une journée pluvieuse de Mars de courir un marathon.

Il rêve de courir plus vite, il rêve de courir comme il n'a jamais couru.

Il ne souhaite pas se retourner sur son passé, il souhaite courir là ou il n'as jamais couru.

Il étudie des parcours, des dénivellés, des climats, s'informe sur moultes détails, finalement se décide pour une course dans une cité mythique.

Et puis il fait chaud nous sommes au mois d'août, l'homme est maintenant face à lui-même, il doit éclaircir son objectif,
le résultat de ses calculs théoriques pour cette épreuve lui indique 3H23'56"...

Maintenant, il cherche un plan d'entrainement...il le souhaite long, pour se rassurer, pour avoir le sentiment de faire quelque chose de grand...
Il souffre, il boite, il souffle, il prend la mesure de son coeur, il se concentre sur sa foulée,sur son allure, s'interesse au détail de sa nutrition,
puis commence à battre ses propres records...il est de plus en plus confiant.

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C'est un dimanche de Novembre, il se réveil dans une chambre d'hôtel.Dehors les premières lueurs de l'aube ne sont pas encore apparut.
A ces côtés son épouse à demi évéillée l'embrasse et se rendort.

Il partage son petit-déjeuner avec un marathonien dans la salle de l'hôtel.

Il avale des "flap jack cake buttercup-backery", des cafés, des tranches de pain de campagne, du miel et des jus de fruit.

Il est repus, avec ce qu'il a ingurgité la veille aucun soucis côté réserve de glycogène.

Il ne se sent pas stressés.

6H10, il sors dehors prendre la température, il fait 8/10° temps nuageux pas de pluie pour l'instant.

6H12, douche pour bien hydrater son organisme, puis il s'habille d'un short, du débardeur préparé de la veille avec le dossard qui intègre la puce,
et d'un pull...il se masse au niveau des articulations.Un détail l'interpelle, pourquoi la puce est sur son côté droit ?
En italien la gauche c'est "sinistra"...et bien justement il ne veut pas d'un marathon sinistre...il veut un marathon qui se termine bien.

7H20 Départ avec Bianco de l'hotel, 1500 m après nous sommes au niveau des navettes qui vont nous amener sur la zone de départ,
la Place de Michelangiolo.

7h35 Arrivé au niveau des consignes de nos sacs...soudain un italien me demande de l'eau...en contre partie je lui demande si le temps va tournée à la pluie...
il pense que non.

7H45 Je masse mes muscles avec un gel chauffant...j'en file à Bianco.

7H45 Départ dans la navette.
8H00 Nous sommes sur la zone de départ.Photos avec les autres CLM...malgré les sourires la tension intérieure de chacun d'entre nous devient presque palpable.
9H00 Je suis dans mon sas ( 3H00-3H30 ), j'ai répéré les meneurs d'allures sur 3H30 et 3H15.
Par rapport à mes précédents marathons,je n'ai jamais été aussi proche de la ligne de départ.
A coté de moi LeNoeuxois il espère faire autour des 3H20...mais m'indique que sur la fin de course il faibli à chaque fois.
Peu importe, je me concentre, je ne suis pas seul, soudain je suis multiple, avec les meneurs d'allure et LeNoeuxois
dans cet espace mouvant l'objectif est à porté. S'appuyer à tous pris sur les temps chronométriques des autres coureurs voilà une des clefs...
9H16 Toujours pas parti. Pose pipi, je reprends ma place.
9H20 Top départ...en quelques secondes j'ai franchi la ligne de départ...génial.
La course s'emballe, comme à chaque fois, ma seule apréhension est d'aller... trop vite, je souhaite rapidement trouver mon allure,
Les meneurs d'allure du 3H15 sont à environ 200 mètres devant moi.
Longue descente, durant plusieurs minutes je cours sur les cotés pour éviter d'être trop freiné par la foule.
La vue est sympathique, on surplombe Florence...
4 eme Km, j'ingurgite un premier gel
9H43 Passage du 5 km,premier ravitaillement je suis dans le bon rythme, bonne sensation, je suis juste un peu inquiet de courir un marathon aussi vite...
j'évacue rapidement cette idée en pensant à ma future perfomance.

10H07 Depuis quelques kilomètres, la descente c'est finie, du plat, j'essai de gérer pour être le plus régulier possible, et de conserver mon allure
tout va bien,devant moi j'apercois toujours le corsair de LeNoeuxois, ainsi que les meneurs d'allures des 3H15.

10H20 13 km je suis côte à côte avec LeNoeuxois, j'ai du accélerer, il faut que je me calme piano, piano...
on échange quelques mots puis on se sépare.

10H30 15 km je viens de passer un pont avec un orchestre d'environ 30 musiciens...mon allure est régulière.
J'entend l'encouragement de Delphine qui cri allez Eric, allez les CLMs...super...

10H58 Semi...a que c'est bon d'entendre ces bips-bips...je suis pile poil dans mon timing,
si je gère et reste sur ce rythme je me prend à rever que je peut passer le marathon en 3H16-3H17...
Quelques centaines de mètre plus loin j'entends "Mi amor ti amo"...Je prend un second gel...

11H15 UN coureur fait demi tour et cherche sa puce qui c'est détacher de son dossard...je palpe je l'ai toujours..tiens
j'ai deux énormes marque de sang au niveaux des tétons...

11H17 25 km j'ai la pêche, dans la ville il y a plus de spectateur et d'encouragement, cela interragi sur ma perf j'ai du accelerer.

11H40 30 km plus que 12...je fait un rapide calcul mental 2H20 de course plus 12 km de course à la même allure soit 56', je doit pouvoir
passer autour des 3H17...même si cela me rend euphorique et me boost,inconsciement cela me parait irréaliste...

12H05 35 km Les meneurs d'allure des 3H15 on disparu comme par enchantement de ma vue...
je vois de plus en plus de coureur marcher, je ne les encourage pas, je me concentre sur ma foulée, ma respiration,
depuis le 30 eme kilomètre, j'ai quitté les pavés pour me trouver dans un grand parc boisé...assez désert,
je commence à faiblir tout doucement, je prends mon dernier gel, l'euphorie de passer en 3H17 c'est soudain estompée,
le marathon bascule de l'enthousiasme naïf vers une gestion à l'économie de tous mes gestes...
l'expèrience de mes 5 derniers Marathons me sert,tenir au plus proche de l'allure coûte que côute...

37 km Un marathonien sur un poste de secours est allongé dans une espèce de coquille, je crois qu'il est sous perfusion...

39 km Un marathonien vomis en se tenant sur une barrière...puis s'assoit sur le sol.

Bref que des "bons truc pour le mental"

12H32 40 km J'ai beau m'accrocher mentalement inéxorablement, les pas sont plus lourd, la respiration plus difficile,
le souffle est court, si je m'arrète, je ne repars pas, vite chasser cette idée...il ne reste plus que 2195 mètres
une broutille...

La foule est à nouveau présente, les pavés aussi sa tournicote à droite, à gauche ...
Je percois des coureurs avec des couvertures de survie et des médailles à leur coup...
Il n'y a plus de temps, plus d'espace, juste une ligne à franchir,juste un dernier effort..

41 km La ligne se rapproche, j'accelère, je trouve des ressources je ne sais comment, j'allonge la foulée,
je suis en osmose avec l'air et le sol...la foule le temps...
Je percois un tapis rouge je vois le chrono d'arrivée horloge 3H24'35", je fonce et passe en 3H24'50".



Je viens de passer la ligne, je suis dans le cirage, un marathonien couvert d'une couverture de survie me parle en français,
j'ai l'impression qu'il me connaît,impossible de mettre un nom sur son visage,il me donne de l'eau...je me dirige vers les ravitaillements.

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Danielle est là, baisers au travers de la grille...


En recevant mon temps puce en 3H23'46" j'amèliore ma performance de 7'7" et à 10" près je touche mon objectif théorique que j'avais calculé
14 semaines auparavant...

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Remerciement:
J'ai axé ce récit plus comme un voyage intérieur, une épreuve à la fois pour et contre soi.
Ceci écrit je tiens à préciser que l'environnement et l'ambiance ainsi que toutes les personnes qui m'ont entouré de prés ou de loin
ne sont pas étrangère à ma performance, qui quelques part est aussi un peu la leur et que je leur dédie.

Je tiens tous d'abord à remercier ma femme qui m'a soutenue, mes parents qui m'ont pris en charge mes deux fils, "cagouille41" pour son
aide à un moment décisif,notre Madone,"La-tortue" véritable architecte des rencontres avec tous les CLM et nous étions fort nombreux...
"pconvert" décontracté et perspicace,"mounir" l'homme au coeur d'or sans oublié "mounirette", "lecousin et lacousine", "LeNoeuxois"
qui m'a permis de régler mon allure sur les premiers kilomètres,Delphine qui m'a encouragée, "Palmito" pour
ses majorettes et "Zyend" pour sa superbe perfomance. Je n'oublie pas non plus Bianco avec qui j'ai eu plaisir d'échanger durant nos petits déjeuners
nos expériences réciproques de la course à pied.

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03.11.2007

Marathon de fin d'année 2007

Ma préparation organisée autour de 45 entrainements orientés "allure" et 2 courses s'achève dans moins de 3 semaines.

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Il ne reste plus que les 10 km des quais de Bordeaux pour savoir si je serais en condition pour battre
mon propre record pour le marathon de Firenze.


Après un rapide calcul il faudrait que je réalise le 10 Km aux alentours de 43'
pour espérer passer avec sérénité et confiance ce Marathon sous les 3H30 en incluant les temps de ravitaillements.

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Cela me conforterais suite à mon semi-marathon du 21/10 des côtes du vin du Marmandais que j'ai terminé après 7 km de côte en 1H36'20''.

10.02.2007

Bonne sortie sous la pluie...

J'en suis déjà à la fin de la 3eme semaine de préparation pour le semi de Bazas-Langon...
Petite sortie vers 17 heures de 7 km en 40' puis une série de frac 5x100 avec une moyenne de 21"
au 100m - Temps pluvieux - Mais bonne séance.

D'autres part cette séance en solitaire ma permis de me projeter mentalement sur le Marathon de New-York dans 9 mois.

Dans les court et moyen termes mon objectif et de conserver la forme et de retrouver progressivement le potentiel physique que j'avais lors du marathon de Berlin et de perdre 3 kilos pour revenir à mon poids de "forme".

Petite photo prise en courant...vous remarquerez le flou, peu de luminosité, pas de flash, aucune stabilité...

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07.01.2007

Interrogations méta-physique ?

A 46 ans mon bilan d'année 2006 est excellent dans la mesure ou j'ai battu tous mes records et gagné une coupe.

Marathon de berlin 03h30'53"-12.0km/h-4'59" au km
Semi-marathon de bordeaux 01h39'15"-12.8 km/h-4'42" au km
10km de brive 42'17"-14.2 km/h-4'13" au km
5 KM La stéphanoise 20'45"-14.5 km/h-4'09" au km (1er VH1)

Ce matin je vais courir 1h40, et je vais me poser les questions suivantes :

N'ai-je pas atteint les limites de mes capacités de coureur ?

Dans ce cas comment conserver moral et motivation
pour courir ?

Parce quelque part les limites que j'éprouve signifient la réduction de mon propre univers
et le sentiment de restriction de ma propre liberté.

Tout en sachant qu'inéluctablement se problème se pose à l'ensemble d'entre nous ?

Comment faire face à cette nouvelle difficulté ?

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